Hend Abdessamad
11 Mars 2021•Mise à jour: 11 Mars 2021
AA/ Johannesburg/ Hassan Isilow
L'Organisation non gouvernementale Amnesty International a condamné, mercredi, le recours à la force excessive par la police contre des étudiants universitaires qui manifestaient en Afrique du Sud.
La police a tiré des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc contre des étudiants de l’université Wits de Johannesburg, qui protestaient contre la décision administrative d’interdire l’inscription des étudiants qui n’avaient pas payé leurs frais de scolarité.
Un témoin de 35 ans, qui ne faisait pas partie de la manifestation, a succombé à ses blessures lors de l'incident.
Shenilla Mohamed, la directrice exécutive d’Amnesty International pour l’Afrique du Sud, a déclaré, dans un communiqué, "nous sommes gravement alarmés par les informations selon lesquelles une personne aurait été tuée, prétendument par la police, et d’innombrables autres abattues avec des balles en caoutchouc".
"Les forces de sécurité doivent garantir le droit des étudiants à se réunir pacifiquement, sans utiliser une force excessive. Les étudiants ont le droit d'exprimer leurs doléances, les autorités, de leur côté, doivent respecter ce droit", a-t-elle ajouté.
Shenilla Mohamed a également souligné que la police devait assurer aussi la protection de tous les passants et "personne ne devrait mourir ou être blessé en exerçant un de ses droits fondamentaux".
La directrice exécutive d’Amnesty International pour l’Afrique du Sud a appelé les responsables à appliquer des lois et à se conformer aux lois et aux normes internationales et nationales gouvernant le recours à la force, dans les manifestations policières et à n'utiliser la force que lorsque cela est nécessaire.
"Nous appelons les autorités universitaires, la Direction indépendante des enquêtes policières (IPID) et le ministre de l'Enseignement supérieur Blade Nzimande à ouvrir rapidement une enquête indépendante et efficace sur la fusillade qui avait entraîné la mort d'un passant", a-t-elle déclaré.
L'IPID a déclaré mercredi soir, qu'il avait attribué l'enquête sur l'incident de Johannesburg à quatre agents pour vérifier si des policiers étaient responsables de la mort du jeune homme.
*Traduit de l'Anglais par Hend Abdessamad