Lassaad Ben Ahmed
07 Mai 2018•Mise à jour: 07 Mai 2018
AA / Desk
Le taux de participation général des premières élections municipales post-révolution était de 33,7%, a annoncé dimanche soir le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Mohamed Tlili Mansri.
Le président de l’Isie a précisé que le nombre de votants était de 1 794 154 sur un total de 5,3 millions d’électeurs inscrits.
A 15 heures, ce chiffre n’était que 1 089 000 électeurs.
Le taux de participation le plus élevé a été enregistré dans la circonscription de Monastir, 46% et le taux le plus faible était dans la circonscription de Tunis1, 26%.
Mansri a ajouté que le taux de participation dans les 86 communes nouvellement créées a été de 37%.

En ce qui concerne les résultats, aucun détail n’a été donné par l’Isie jusqu’à 21:30.
Le président de l’Instance des élections a annoncé que le tri et le comptage était encore en cours. Et les résultats seront communiqués au fur et à mesure.
Lors de ce premier scrutin local après le 14 janvier 2011, plusieurs manquements ont été enregistrés par les observateurs.
Le plus remarquable était dans la localité de Mdhila, gouvernrat de Gafsa (sud-ouest), où dans le bulletin de vote manquait deux listes indépendantes, ce qui a nécessité la fermeture de 8 centres de vote et l’ajournement de l’élection locale à une date non encore déterminée.
Une autre anomalie a été également relevée par les organisations observatrices dans la commune de l’Ariana, où une liste électorale a vu son logo changer (une rose au lieu d’un avion). Mais le vote s’est poursuivi dans cette localité.
Les observateurs ont relevé d’autres insuffisances. « Mourakiboun » a dénoncé par exemple, la non ouverture des bureaux de vote à temps dans plusieurs centres de vote dans les grandes villes.
L’association tunisienne pour l’Intégrité des élections (Atide) a repéré des listes électorales en campagne le jour du scrutin aux environs de certains centres de vote.
La Ligue des électrices tunisiennes a remarqué, pour sa part, une faible présence de la police et des militaires pour sécuriser les centres de vote. Et le centre Chahed a relaté un manque de formation des membres de certains bureaux de vote.
Plusieurs altercations verbales et quelques violences ont été également signalées, mais rapidement maîtrisées.
Grâce à ce scrutin et malgré les manquements, la Tunisie a franchi un nouveau pas dans la construction démocratique. En effet, après les élections présidentielle et législatives de 2014, les Tunisiens se dotent pour la première fois de conseils municipaux élus démocratiquement.
« C’est un pas important dans le processus de décentralisation », avait déclaré le chef du gouvernement Youssef Chahed, à l’occasion de son déplacement dans un centre de vote, dimanche à Soukra (banlieue nord de Tunis).