Şahin Demir
06 Août 2026•Mise à jour: 06 Août 2026
La troisième et dernière journée du septième cycle de négociations directes entre le Liban et Israël, menées sous médiation américaine, s'est achevée jeudi à Rome, a indiqué à Anadolu un haut responsable libanais.
Selon ce responsable, les pourparlers ont débuté avec environ une heure de retard pour des « raisons liées à la partie américaine ». Ils se sont déroulés sous la forme de trois réunions parallèles consacrées aux questions militaires, politiques, juridiques et frontalières, ainsi qu'au dossier des prisonniers.
La réunion consacrée au volet militaire a porté sur des questions techniques, notamment des consultations relatives à la terminologie militaire et à la formulation des textes, a précisé la même source.
Les discussions sur les prisonniers se sont articulées autour de deux axes : le droit international applicable aux prisonniers et l'échange de listes de détenus.
Le responsable a reconnu que ce dossier demeurait complexe pour le Liban, faute de disposer de listes de prisonniers. Il a toutefois qualifié les échanges de positifs, indiquant que des efforts étaient en cours afin d'associer le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au processus.
Sur le plan politique, les discussions ont porté principalement sur deux questions : les « zones modèles » proposées pour un retrait progressif des forces israéliennes et l'exigence libanaise de renouveler et d'appliquer pleinement le cessez-le-feu.
Les négociations concernant ces zones sont entrées dans une phase sérieuse, la délégation israélienne ayant demandé des précisions sur les sites proposés afin d'évaluer les conditions environnantes, notamment les caractéristiques géographiques, selon la même source.
Aucune avancée décisive n'a toutefois été enregistrée sur ce dossier, a ajouté le responsable, précisant que la délégation libanaise avait proposé plusieurs sites, dont la localité de Zawtar al-Sharqiya, dans le gouvernorat méridional de Nabatiyé.
Le responsable a également indiqué que la récente escalade israélienne dans le sud du Liban n'avait pas été abordée directement lors des négociations de Rome, mais qu'elle avait été traitée dans le cadre d'un mécanisme établi le 27 octobre.
Le septième cycle de négociations, entamé mardi, s'est achevé jeudi. Il s'agissait du deuxième cycle organisé à Rome, après cinq précédents cycles tenus à Washington dans le cadre du processus de négociation parrainé par les États-Unis.
Ces discussions se sont déroulées dans un contexte marqué par la poursuite des attaques israéliennes, notamment des vols intensifs de drones et d'avions de guerre au-dessus de Beyrouth et de Tyr, des simulations de raids aériens ainsi que des frappes dans le sud du Liban. Plus tôt jeudi, huit personnes ont été blessées lors d'une vaste escalade israélienne dans le district de Tyr.
Beyrouth et Tel-Aviv ont signé le 26 juin un accord-cadre sous médiation américaine prévoyant un retrait progressif des forces israéliennes des territoires libanais occupés, avec une première phase de mise en œuvre dans des zones pilotes désignées.
L'accord prévoit également le retrait progressif des forces israéliennes de l'ensemble des territoires libanais occupés, en contrepartie du déploiement de l'armée libanaise et du désarmement des groupes armés, dont le Hezbollah.
Israël poursuit ses opérations militaires au Liban depuis le 2 mars. Selon le ministère libanais de la Santé, ces attaques ont fait 4 333 morts et 12 250 blessés.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani