AA / Libye / Seifeddine Tarabulsi
Le ministère libyen de la Santé a indiqué dans un communiqué publié dimanche, que les affrontements continus entre des milices pour prendre le contrôle de l’aéroport international de Tripoli, dans le sud de la capitale libyenne, ont fait 47 morts et 120 blessés.
La capitale libyenne a été, dimanche, le théâtre des plus violents affrontements depuis le début de l’opération «Aube de la Libye».
Ces affrontements opposent les «Forces de maintien de la sécurité et la stabilité de la Libye», formées par la salle des opérations des rebelles de la Libye et d’anciens rebelles de la ville de Misrata (nord-ouest), d’une part, et les Brigades d’al-Qaaqaa, d’al-Sawaek et d’al-Madani, provenant du village Zanatan et postées près de l’aéroport, d’autre part. Chacune de ces parties convoite le contrôle de l’aéroport international de Tripoli.
D'autres affrontements entre les mêmes parties s'étaient déclenchés la semaine dernière à la périphérie de l’aéroport, pour les mêmes raisons.
Le porte-parole des Forces du Bouclier libyen, Ahmed Hadeya, avait déclaré mercredi dernier, que le Bouclier «n'est pas impliqué dans les affrontements qui font rage dans la capitale Tripoli » et qu’ils étudient «la possibilité d’intervenir pour mettre fin aux combats » qui font rage dans la capitale.
La Libye avait fermé jeudi dernier, son espace aérien dans tout le territoire, en raison de la difficulté de contrôler la navigation aérienne, exception faite de la région de l'Est où l'espace aérien reste ouvert durant la journée.
Les affrontements ont conduit à la destruction d’un avion stationné à l’aéroport et ont incité l’ONU à rappeler ses employés.
Le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed Abdel Aziz, a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU, jeudi, d’approuver le déploiement d'une mission internationale pour stabiliser et reconstruire les institutions du pays.