Mariam Ashalem De Andres
19 Août 2026•Mise à jour: 19 Août 2026
Le président colombien Abelardo de la Espriella a annoncé l’arrestation d’une femme identifiée sous les alias « Claudia » ou « La India », présentée par la police comme la responsable financière d’une faction dissidente des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
De la Espriella a qualifié cette arrestation de « coup majeur porté aux finances criminelles » du groupe. Dans une publication mardi sur le réseau social américain X, il a affirmé que « La India » était chargée de gérer des revenus se chiffrant en « milliards », provenant du trafic de drogue, de l’extorsion et du commerce illégal de l’or.
Elle a été arrêtée à Santander de Quilichao, dans le département du Cauca, dans le sud-ouest de la Colombie. Selon les autorités, elle serait liée au groupe armé dirigé par Nestor Vera Fernandez, alias « Ivan Mordisco ».
Les autorités estiment qu’elle gérait entre 12 et 15 milliards de pesos colombiens, soit environ 3 à 3,8 millions de dollars, qui auraient servi à financer et approvisionner les structures criminelles.
Les autorités lui reprochent également d’avoir collecté des revenus issus de l’exploitation minière illégale et géré une piste d’atterrissage clandestine dans l’Amazonas, utilisée pour transporter de la drogue vers le Brésil.
L’enquête l’a par ailleurs mise en relation avec des propriétés qui auraient servi à héberger des dirigeants et des membres du groupe armé, ainsi que des mineurs dont le recrutement par l’organisation est allégué par les autorités.
De la Espriella a indiqué avoir ordonné aux forces de sécurité de capturer ou de neutraliser Mordisco et de démanteler sa structure criminelle.
« L’État ne s’agenouillera plus jamais devant le crime ou le narco-terrorisme », a-t-il déclaré.
Cette arrestation intervient alors que le gouvernement intensifie ses opérations contre les groupes dissidents des FARC ayant rejeté l’accord de paix de 2016. Mordisco dirige l’Estado Mayor Central (EMC), l’une des principales organisations dissidentes des FARC encore actives en Colombie.
Selon les autorités, le groupe est impliqué dans le trafic de drogue, l’exploitation minière illégale, l’extorsion et d’autres activités illicites.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz