Berk Kutay Gökmen
04 Juillet 2026•Mise à jour: 04 Juillet 2026
AA / Istanbul
Le président américain Donald Trump a déclaré samedi au média Axios que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lui avait demandé une rencontre à la Maison-Blanche, laquelle pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine.
« Nous nous entendons très bien. (Netanyahu) sait qui est le patron », a affirmé Trump lors d’un bref entretien téléphonique.
Il s’agirait de la première rencontre entre les deux dirigeants depuis leur réunion de février dans la Situation Room, au cours de laquelle Netanyahu avait présenté son projet de guerre conjointe contre l’Iran.
Toutefois, un responsable israélien a estimé que la semaine prochaine pourrait être une échéance trop rapprochée en raison du déplacement de Trump en Türkiye pour le sommet de l’OTAN des 7 et 8 juillet. Selon lui, la rencontre « pourrait avoir lieu la semaine suivante ».
Par ailleurs, le bureau de Netanyahu a indiqué que le Premier ministre s’était entretenu vendredi avec Trump afin de le féliciter à l’occasion du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis. Les deux dirigeants auraient alors « convenu de se rencontrer prochainement aux États-Unis ».
Trump a également indiqué suivre les funérailles de l’ancien Guide suprême iranien Ali Khamenei, assassiné le premier jour de la guerre lors d’une opération conjointe américano-israélienne.
Le président américain a affirmé que les Iraniens « supplient » de parvenir à un accord, ajoutant que Washington et Téhéran avaient décidé de suspendre leurs discussions pendant une semaine, jusqu’à la fin des cérémonies liées aux funérailles de Khamenei. Durant cette période, a-t-il assuré, aucune des deux parties n’ouvrira le feu sur l’autre.
« Ils sont tous là. Un seul tir (et nous pourrions tous les éliminer), mais nous ne le ferons pas, car nous n’aurions alors plus personne avec qui négocier », a déclaré Trump.
Enfin, le président américain s’est dit surpris de voir certains Iraniens pleurer lors des funérailles, affirmant qu’il pensait que la population détestait Khamenei. « Peut-être que ce sont de fausses larmes », a-t-il lancé.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba