26 Juillet 2026•Mise à jour: 26 Juillet 2026
AA/Istanbul/Sanaa Amir
La République démocratique du Congo (RDC) a franchi le seuil des 3 000 cas confirmés d'Ebola, selon les chiffres officiels publiés samedi par les autorités sanitaires. Le pays recense désormais 1 354 décès, tandis que 556 personnes ont été déclarées guéries et 755 patients restent hospitalisés ou placés en isolement, dans un contexte marqué par une propagation rapide de la maladie et des difficultés croissantes pour contenir l'épidémie.
Cette actualisation intervient seulement trois jours après l'annonce du dépassement du seuil des 1 000 décès. Depuis, l'épidémie a poursuivi sa progression et touche désormais cinq provinces du pays, faisant de cette flambée épidémique la plus rapide jamais documentée en termes d'augmentation des cas et de mortalité.
Les autorités sanitaires sont confrontées à des défis majeurs pour freiner la propagation du virus. L'épidémie sévit principalement dans l'est de la RDC, une région en proie à un conflit armé, où l'insécurité complique les opérations de dépistage, de surveillance, d'isolement des malades et de recherche des personnes contacts.
La réponse sanitaire est également fragilisée par un mouvement de grève déclenché par une centaine d'agents de santé du centre de traitement de Bunia, considéré comme l'épicentre de l'épidémie. Les soignants dénoncent le non-paiement de leurs primes de performance, une situation qui perturbe la prise en charge des patients et risque d'affecter davantage les efforts de lutte contre la maladie.
L'épidémie est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante pour laquelle il n'existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Cette absence d'outil thérapeutique complique la réponse médicale face à une maladie hautement contagieuse et potentiellement mortelle.
Dans ce contexte, une avancée scientifique suscite toutefois un certain espoir. Le Groupe de recherche sur les vaccins de l'Université d'Oxford a annoncé qu'un premier volontaire avait reçu une dose d'un vaccin expérimental mis au point en urgence contre la souche Bundibugyo. Cet essai marque une étape importante dans les recherches visant à développer un moyen de prévention contre cette variante du virus.
Alors que le nombre de contaminations continue d'augmenter, les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour limiter la propagation de l'épidémie, tout en faisant face aux défis sécuritaires, logistiques et humains qui entravent la réponse sur le terrain.